Bildausschnitt Fritz Ohle, Landesmuseum Detmold
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Themenübersicht zum Jahr 1915

La Compagnie de blessés a été logée dans la Schützenhaus, la cantine avec son administration dans l'école primaire de la Echternstraße, le quartier général et la trésorerie avec le magasin d'habillement dans la Waisenhaus, un autre local de l'école primaire de Lemgo, et le corps de garde principal du bataillon dans la Ballhaus sur la place du marché. L'emplacement de tir de la Schützenhaus servit de terrain d'exercice et le Biesterberg fut utilisé pour les manoeuvres sur le terrain. Dans l'ancienne vieille Töchterschule (probablement la Süsterhaus, siège aujourd'hui des archives municipales) ont dû se trouver des cellules de détention.

Le bataillon prit en bail environ 22ha de terres arables, qui furent cultivées par les soldats en régie propre. Les officiers prenaient ensemble leurs repas à l'Hôtel Losch (Mittelstraße 54). Dans paysage urbain, les soldats se montraient lors de manoeuvres de terrain ou à l'occasion des prestations de serment sur la place du marché de Lemgo.

Lors de la réunion du Conseil municipal du 14/12/1914 on admit la nécessité de procurer des plans de ville, car ils étaient indispensables aux soldats de la garnison. Le 22 avril 1915, 778 soldats supplémentaires durent être transférés à Lemgo. L'effectif total de la garnison totalisa ainsi 1 878 hommes.

Dans la Lippische Post du 3 Mars 1915 était annoncée une réunion dans laquelle il devait être question de l'alimentation populaire. Le contexte en était la détérioration progressive de la situation du ravitaillement en raison du "blocus de la faim» imposé par les puissances de l'entente. Le thème de la conférence était sous la devise «Devoirs de guerre derrière les lignes - L'alimentation populaire pendant la guerre". Les femmes et les jeunes filles étaient particulièrement visées, mais "Les hommes sont également acceptés". Plus de 400 visiteurs assistèrent à la conférence, le 16 Mars 1915 dans la Gasthaus Losch (LP, 18/03/1915).

Conseils formulés : ne tournons pas autour du pot, les soldats doivent être soutenus, l'ennemi ne doit pas nous vaincre par la faim, les comportements doivent changer, tous les coins de terre devraient être cultivés. Au lieu de pain et de viande, on devrait plutôt manger des fruits et légumes, du lait, du sucre et du fromage ; on devrait consulter des livres de cuisine de guerre, et participer à des cours de cuisine.

Déjà durant l'hiver 1914-1915 apparut dans la région de la Lippe un soi-disant. "Peit Pain de guerre" de 80 gr (selon la LP, 13/03/1915), qui fut de nouveau remplacé en Mars 1915 par un petit pain de 100 gr. Le journal note "Probablement personne ne versera une larme sur cette bizarrerie [...]".

Pendant les mois d'automne et d'hiver de 1915/1916 et 1916 /1917 le pain, dans la région de la Lippe, avait également dû être, comme on disait "rallongé". C'était l'une des mesures visant à sécuriser le ravitail-lement en pain en sortant de la situation de goulot d'étranglement. Comme produit de dilution on utilisa les pommes de terre (LP, 07/11/1917). Des pommes de terre fraîches furent utilisées car on n'avait pas assez de charbon disponible pour faire la fécule de pomme de terre, qui fut utilisée plus tard seulement. Manifestement, ce pain ne rencontra pas un accueil favorable parmi la population et fut critiqué comme mauvais et immangeable. Cela incita la LWG à son tour à user de son droit de réponse, publié dans la Lippische Post : «Ici, à Lemgo nous nous sommes tous réjouis à propos du nouveau pain [...] Si certains boulangers de Detmold ne prennent pas la peine de nettoyer suffisamment et de peler correctement les pommes de terre, nos boulangers de Lemgo en revanche nous servent à cet égard selon la bonne vieille tradition - ou si certains estomacs particulièrement sensibles à Detmold ne croient pas être faits pour le pain de guerre, ce n'est vraiment pas encore une raison pour condamner toute la chose [...] Nous mangeons encore ici du meilleur pain, que dans beaucoup de parties de l'Allemagne et surtout qu'à l'étranger. Nous avons vraiment eu la meilleure part comparé à beaucoup, beaucoup de ceux qui ont faim pour un morceau de pain, vis-à-vis de ceux qui si souvent pendant des jours se contentèrent pendant une offensive, ou une patrouille solitaire d'un navet au lieu de pain. Ici dans la région de la Lippe, nous n'avons pas vécu les périodes de l'hiver et du printemps derniers, comme tant de personnes dans les grandes villes etc., qui humaient la douce odeur du rutabaga au lieu de celle du pain. Les ronchonnements sur le nouveau pain constituent la meilleure preuve qu'il y a encore des gens après quatre années de guerre, qui n'ont encore pas mobilisé leur estomac ".

Les violations des règlements sur les aliments ont été poursuivis; la méthode publiée dans la presse (LP, 03/09/1917).

L'instituteur de Wiembeck livre rétrospectivement dans sa chronique scolaire de la première guerre mon-diale un résumé évocateur de la situation du ravitaillement à l'époque:

"Le pays a dû se nourrir lui-même, l'étau de fer que l'ennemi avait créé autour de nous ne laissant plus au-cune denrées alimentaires venir à nous depuis l'étranger. La récolte avait été maigre. Alors on laissa aussi seulement 7 ½, puis plus tard 6 ½ kg par personne et par mois, pas même ½ livre de pain par jour, aux auto-suffisants, c'est-à-dire ceux qui avaient sauvé juste assez de grain pour leurs propres besoins, (voir l'annexe). Les "ayant-droits" n'obtenaient déjà plus depuis 1915 que de la farine avec des tickets de pain, moins bien sûr que les "auto-suffisants". Les ersatzs de farine, à partir desquels on aurait pu "allonger"le pain, l'on  ne pouvait pas les acheter. Tout était confisqué. Tout achat et vente sans tickets fut sévèrement puni. On ne put obtenir sans tickets ni haricots ni avoine, ni sucre, ni pommes de terre, ni fil à coudre ni quoi que ce soit d'équivalent. Mais le pire fut que la récolte de pommes de terre tourna mal. Alors la faim s'installa dans beaucoup, beaucoup de familles, en particulier dans les villes. Ce fut le plus triste hiver, depuis de nombreuses décennies, que l'Allemagne traversa. Alors seulement on apprit vraiment à comprendre la valeur du pain quotidien et à vraiment saisir la 4ème demande du Notre Père. Ce fut une grande chance que les rutabagas réussirent bien, ils constituèrent dès lors le plat quotidien. Les "plats de rutabagas" en annexe sont là pour rappeler le triste "hiver de rutabagas" entre 1916 et 1917".

Les prix des denrées alimentaires grimpèrent au cours de l'été 1915. Surtout pour la viande, le beurre, les oeufs et le sucre (LP, 12/07/1915). Ces augmentations de prix devaient être empêchées, car autrement le client ne serait alors plus en mesure d'acheter les produits.

Lorsqu'en août 1915 une marchande sur le marché Lemgo a réclamé 1,80 Mark pour 1 livre de beurre, les clientes de Lemgo ont entouré la paysanne avec des gestes menaçants, sans que cela ne tourne vraiment mal. Dans l'article des prix plafonds étaient réclamés afin de stopper cette agitation (LP, 25/08/1915). Des comparaisons furent établies avec des grandes villes, mais dans lesquelles les aliments étaient moins chers.

En Avril 1917, on en vint apparemment  à Lemgo à une pénurie de beurre. Dans une lettre de lecteur, pu-bliée dans la Lippische Post (21/04/1917) ceci fut attribué au fait que les agriculteurs producteurs de lait auraient été trop circonspects avec la livraison du lait. Le lait pour la production de beurre ne venait plus pratiquement que de la coopérative agricole (LWG). De façon purement arithmétique, le nombre de vaches et la quantité de lait à Lemgo et ses alentours auraient dû suffire. Les paysans se seraient toutefois exemptés de la livraison obligatoire, ils auraient nourri le bétail avec le lait, au lieu de cela on devrait donc être plus strict et prononcer des pénalités plus conséquentes, et ne pas laisser les paysans se "beurrer" eux-mêmes.

Les obligations étaient, à côté des crédits de guerre, un moyen essentiel pour financer les dépenses de guerre de l'Empire allemand. Neuf emprunts ont en tout été lancés à un rythme semi-annuel correspondant à une somme totale de 97 milliards de Mark. Les acheteurs de ces obligations, qui aussi bien par sentiment patriotique qu'alléchés par des taux  intérêts attractifs, joint à la confiance en une victoire allemande, ont prêtés leur argent pour la continuation de la guerre appartenaient à toutes les couches sociales. Ces emprunts de guerre furent accompagnés de campagnes publicitaires en bonne et due forme dans les médias de l'époque, c'est-à-dire avant tout dans les journaux.

Le 13 février, 1915, un contrat fut conclu entre l'Association patriotique des femmes, la Fondation Wolff, la ville de Lemgo et le bureau régional de la Croix-Rouge à Detmold, en vue de l'établissement de lazarets associés avec 100 lits dans les bâtiments de la Fondation Wolff et du foyer "Herberge zur Heimat". Le gérant des lazarets associés était l'organisme régional qui avait reçu de l'intendance du VIIème corps d'armée une subvention pour les frais de fonctionnement.

Outre la compagnie de blessés de la garnison dans la "Schützenhaus", il y avait donc ainsi à Lemgo deux lazarets associés. L'hôpital de la Fondation Wolff mit à disposition de la Croix-Rouge une capacité en lits de 50 - 70 et 30 autres lits à l'hospice ("Siechenhaus" St. Johann). Le foyer "Herberge zur Heimat" au 49 de la Breite Straße 49 servit de maison de convalescence.

Ce chiffre de 100 lits a également été annoncé par le maire Höland aux «délégués territoriaux des infirmiers bénévoles pour la Principauté de la Lippe" le 21/8/1914. Les coûts de ravitaillement devaient être  apportés pour 25 lits par la Fondation Wolff, et pour les 75 lits restants grâce à des dons privés; la ville devant  seulement apporter le complément si cela ne suffisait pas (Salomon Meier, p 56).

Dans un article paru dans la Lippe Post du 27 Août 1914 la Princesse Carola zur Lippe fit un appel aux dons de sommiers, draps et serviettes pour ce projet. Elle justifiait cet appel: "Dans la vieille honorable ville de Lemgo vit encore et toujours l'esprit allemand et dévoué de la Hanse, qui aide fraternellement, là où la Patrie est en détresse.» Elle-même est apparemment en première ligne dans toutes les actions de charité (voir ci-dessous) à Lemgo. Dans une lettre de remerciement datée du 29 Août 1914, (publié dans la LP du même jour) il est question de dons de 17 lits et autres articles utiles.

En septembre 1914, arriva alors le premier transport de blessés à Lemgo. Selon un rapport publié dans la LP du 28 septembre 1914 il s'agissait de 40 soldats, blessés légers pour la plupart, qui furent amenés à la "Fondation Wolff" avec des attelages et des voitures automobiles. Que la dernière phrase de l'article "Ils [les soldats blessés] sont sans exception de bonne humeur et sont impatients de se trouver de nouveau en contact avec l'ennemi." soit exacte, est peut-être une question ouverte.

Dans un rapport sur la visite du Prince de Lippe en février 1915 (LP, 23/02/1915) on en apprend davantage sur les locaux du lazaret dans la «nouvelle auberge". Il y avait une salle de jour, des chambres (pour les 28 blessés à ce moment là) et un bloc opératoire.

À l'occasion d'activités récréatives pour les blessés, il y eut des excursions (LP, 17/09/1915) vers des restaurants ou cafés proches, également encore organisées par l'Association patriotique des femmes. Des concerts pour le bénéfice des blessés et des dons de toutes sortes servirent au soutien des combattants dans les hôpitaux.

Le corps sanitaire du combattant (Croix-Rouge) était en charge non seulement du transport des blessés de la gare à l'hôpital ou respectivement au lazaret, mais également de la mise à disposition de personnel soignant. Un conflit a surgi de ce que des hommes du corps sanitaire devaient également ête affectés aux lazarets de campagne et que de nouveaux soignants pour le soin infirmier bénévole durent être formés. (LP, 06/12/1915).

L'Association patriotique des femmes avait été fondée en 1866 par la reine de Prusse Augusta. Dans les années qui suivirent, des antennes de l'association et des associations régionales furent constituées dans la Confédération d'Allemagne du Nord, puis dans tout l'empire allemand. Elles constituaient le pendant féminin aux colonnes sanitaires de la Croix-Rouge.

La mission de l'Association patriotique des femmes consistait, en temps de paix, à préparer l'activité de guerre et à éviter des problèmes sociaux et économiques en portant assistance aux couches sociales les plus défavorisées. En temps de guerre, elles étaient en charge d'aider à la prise en charge des soldats blessés. La marraine était l'impératrice elle-même et, pour les associations régionales, la princesse du pays. L'Association patriotique des femmes était dirigée par le commissaire impérial et l'inspecteur militaire en chef des soins infirmiers volontaires. L'association se composait uniquement de femmes issues de la bourgeoisie, des classes supérieures et de la noblesse.

Nous ne savons que très peu de choses sur les membres et sur le conseil d'administration de l'Association patriotique des femmes à Lemgo. Seul le nombre de membres et adhérents de l'association est apparu occasionnellement dans des articles de presse ; ainsi en juin 1918 (LP, 25/06/1918) elle devait compter 364 membres. 

La composition du conseil d'administration n'apparaît qu'à partir de novembre 1915 dans le livre des minutes de la société. Jusqu'en mai 1918, la présidente était Madame Hanna Schurig, épouse du directeur du lycée de Lemgo, Hermann Schurig, qui plus tard, entre 1911 et 1927, fut directeur du lycée Engelbert-Kaempfer. Au sein du conseil d'administration œuvrèrent également Mademoiselle Theopold, Madame le professeur Winter, Madame Geheimrat Overbeck et Madame le professeur Schulz. Le trésorier était le « Kommerzienrat » (conseiller commercial privé du kaiser) Potthoff, qui demeura en poste au sein de l'association pendant des décennies. Les dames membres du comité d'administration étaient presque toutes des épouses de professeurs du lycée de Lemgo. 

En février 1918, le Conseil proposa de reporter les prochaines élections du conseil d'administration à l'année suivante. La proposition fut votée à l'unanimité lors de l'Assemblée générale. Évidemment, cette décision fut ensuite l'objet de critiques. Lors d'une réunion des membres en avril 1918, la présidente Hanna Schurig démissionna et Madame Geheimrat Overbeck lui succéda. La vice-présidente était Madame Bertha Theopold. Le trésorier demeura le « Kommerzienrat » Potthof ; les secrétaires furent le pasteur Eilers et le proviseur Schierholz.

En mars 1918, à Brake, une antenne indépendante de l'Association patriotique des femmes fut mise en place, qui comptait déjà 800 membres lors de sa fondation (LP, 03/12/1918).

Avec le déclenchement de la guerre, l'antenne de l'Association patriotique des femmes de Lemgo appela dans le Lippische Post du 17 août 1914 à une collecte d'objets en or et en argent pour remplir les caisses de l'Association et ainsi être en mesure d'aider les blessés.

Le 21 août 1914, eut lieu un nouvel appel. Cette fois, il s'agissait de dons de bienfaisance, dont la collecte fut organisée dans un poste de collecte central dans la Stiftstraße. Comme dons de bienfaisance, 

on acceptait notamment : des cigares, du tabac, du chocolat, des gâteaux, de la limonade, du vin, du jambon fumé et des saucisses, des conserves et du savon. Comme la guerre se poursuivait, le sens des cadeaux de bienfaisance commença à perdre en importance. Dès 1916, on se plaignait de la disposition générale en déclin à l'heure de faire des dons.  Début 1917, le site de collecte de dons de bienfaisance fut complètement fermé.

Sous la direction du couple de professeurs Winter, de la laine, propriété de l'association et de l'administration de l'armée, fut utilisée pour fabriquer des paires de chaussettes pour les soldats. Les femmes et les jeunes filles qui tricotaient les chaussettes étaient rémunérées. Le paiement d'une rémunération provient d'un article paru dans le Lippische Post du 31 août 1914 qui appelait à ne pas voler le travail aux femmes issues des couches sociales les plus pauvres (c'est-à-dire les femmes des soldats), à travers le travail bénévole des associations de femmes, qui, elles, pour la plupart, étaient issues de familles plus aisées.

Pour le travail de bienfaisance, la ville avait été divisée en huit districts, chacun attribué à une dame de l'association. La population dans le besoin recevait des denrées alimentaires (de la LWG) et de l'argent. 

En outre, il y avait aussi des activités de blanchisserie pour les femmes dans le besoin ou enceintes, pour soulager leurs souffrances. 

Le bureau d'assistance aux prisonniers de guerre de l'association prenait soin des prisonniers de guerre allemands à l'étranger, en leur envoyant des colis et de l'argent ou des cadeaux à Noël (gâteaux, cigares...). 

Dans la vieille école de Töcter (maintenant, archives municipales), un cours de chaussure fut mis en place pour remédier au manque de chaussures en les fabriquant soi-même. L'association participa également, avec une somme d'argent considérable, à la collecte destinée aux soldats qui étaient de retour (les cadeaux dits de remerciement aux soldats).

Comme partout ailleurs dans l'Empire allemand, un foyer du soldat fut mis en place à Lemgo sous les auspices de l'Association patriotique locale des femmes de Lemgo. Selon le rapport annuel de l'Association pour l'année 1915, à la fin de février de cette année, un foyer du soldat fut installé dans une maison au 26 de la Rampendalstrasse, puis, à partir du 1er décembre 1915 dans une autre maison située au 116/118 de la Mittelstraße (Commerce de produits manufacturés David Netheim) où l'on disposait de locaux plus grands. Dans le foyer du soldat, les soldats pouvaient séjourner sans contraintes. Des meubles, des journaux, un piano, un accordéon et des jeux étaient à leur disposition gratuitement. Les horaires d'ouverture étaient limités alors au dimanche de 13 h 30 à 21 h. En août 1915, à la demande de l'administration de la garnison, le foyer fut ouvert tous les jours. On pouvait y recevoir des cigares, des cartes postales et de la nourriture. Les rations s'améliorèrent progressivement ; au début, il n'y avait que du café, des produits de boulangerie et puis, grâce au soutien de la LWG, il y eut ensuite également des petits pains avec du beurre et quand ce dernier vint à manquer, on les tartinait avec de la confiture. L'ouverture aussi le soir fut très bien accueillie. De la soupe avec du pain, des plats avec des pommes de terre, de la salade ou des pommes de terre en robe des champs furent finalement également offerts. L'été 1916, les soldats qui travaillaient sur les terres exploitées par le bataillon, purent recevoir leur dîner au foyer gracieusement. Jusqu'au 1er août 1916, il y eut 233 personnes. Des soldats dans le besoin, 

qui ne recevaient aucun soutien de chez eux, avaient la possibilité de dîner gracieusement dans le foyer. 

Avec la dissolution du bataillon de remplacement à Lemgo, le 31/12/1917, l'époque du foyer du soldat était aussi révolue. Les locaux de la Mittelstraße furent utilisés jusqu'au 1er avril 1918 comme salle chauffée et salle de lecture ; les stocks furent vendus afin de remplir les caisses de l'association.

L'assemblée annuelle de la colonne sanitaire qui avait été prévue en 1915 dut être reportée sine die, car la plupart des membres se trouvaient au front. Le 13 février 1915, tous les membres avaient déjà été appelés. La réunion du 11/02/1915 eut lieu en même temps que la cérémonie d'adieu pour les camarades rentrant de campagne. Le chef de la colonne, Sternheim, n'avait pas été initialement appelé en raison d'un accident, ce qu'il regrettait.

À la suite de cette publicité, le 8 novembre 1914, environ une centaine de jeunes se rassemblèrent dans la cour du lycée de Lemgo. On commença par des exercices, qui n'apportèrent pas le succès escompté, de sorte que davantage de soirées d'exercice furent mises en place, qui eurent lieu deux fois par semaine en décembre 1914. L'acquisition de l'équipement nécessaire fut soutenue par la ville avec 500 marks (LP, 15/12/1914).

L'assiduité des jeunes aux exercices était problématique. Dans un article dans le Lippische Post du 28/09/1915, paru un encouragement à y participer, car aussi en raison des sorties (convocations, volontariat) la participation menaçait de chuter. En outre, les employeurs (en particulier les artisans) n'étaient pas vraiment ravis que leurs apprentis prennent part à ces exercices, car ils manquaient à l'entreprise. «Une fois de plus, nous nous adressons aux parents et aux employeurs avec une demande pressante : envoyez les jeunes à la compagnie de jeunes !»

La mise en place des brigades de jeunes a de toute évidence été interprétée par un homme d'affaires comme une opportunité pour y promouvoir sa gamme d'armes à feu : annonces du journal pour des armes à feu pour les jeunes (LP, 24/12/1915).

À la fin de la guerre, la situation des jeunes fut présentée différemment ; ces «jeunes garçons» étaient désormais considérés comme étant des agitateurs (LP, 14/05/1918). « (...) la jeunesse se sent, du fait que presque tous les hommes, plusieurs milices, sont sur les champs, libres et sans contrôle ; elle mène son jeu à sa guise». Les châtiments corporels avaient été vivement recommandés comme antidote éprouvé.

Le VIIe corps de l'armée publia le 13 décembre 1915 un règlement qui interdisait la vente de tabac et de boissons alcoolisées de toutes sortes aux jeunes de moins de 16 ans. La présence dans les cafés et pâtisseries sans accompagnement d'un adulte, la visite des salles de cinéma et d'autres théâtres ont également été interdites. Le séjour sur certaines places et dans certaines rues pouvait être interdit afin d'éviter d'«errer sans but» (LP 24/12/1915).

Dans les protocoles du conseil de la ville, on trouve aussi de multiples références à des jeunes qui ne se comportaient pas conformément aux règles en vigueur.