Bildausschnitt Fritz Ohle, Landesmuseum Detmold
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Themenübersicht zur Nachkriegszeit

Dans la Lippische Post datée du 5 Février 1919, les anciens combattant de tous les secteurs de la ville ont été appelés à se signaler auprès de citoyens stiplulés de Lemgo si elles voulaient recevoir une gratification à partir du capital de l'opération "Merci au combattant" de Lemgo.

Ce qui entre-temps est advenu du cahier des donateurs reste obscur. Rien ne prouve en tous cas qu'il ait réellement existé.

Fin Mars 1919, les deux hôpitaux ont été dissous au cours d'une manifestation solennelle. Jusqu'à ce moment, 2067 soldats blessés et malades étaient passés par ces installations à (LP, 20/03/1919). Pour leur départ on a encore offert aux partants des cigares, ce qui selon le point de vue actuel ne constituait certainement pas un cadeau approprié pour des malades ou mêmes des déjà bien-portants !

L'Association patriotique des femmes se chargea pendant la guerre de l'éducation et des soins des enfants dont les pères étaient au front et dont les mères travaillaient.

Lors d'une réunion du conseil d'administration de l'association, le 15/02/1917, il apparut clairement que la majorité des personnes présentes, y compris la princesse Carola de Lippe qui insista particulièrement à cet effet, considérait la création d'une garderie d'enfants non seulement souhaitable, mais nécessaire. Une minorité n'en voyait pas la nécessité. Une annonce dans le Lippische Post (20/07/1917) faisait état de la recherche de locaux appropriés. La garderie devait accueillir des enfants de 8 mois à 4 ans. 

Ils seraient déposés le matin, déjeuneraient à midi et seraient récupérés le soir. Les mères ne devaient pas se faire de soucis pour leurs enfants, pendant qu'elles vaquaient à leurs occupations. Une infirmière auxiliaire avait été embauchée en tant que directrice et devait être assistée d'une bonne. Différents locaux avaient été écartés pour de raisons non précisées. Dans un article paru dans le Lippische Post du 21/04/1917, on peut lire que la maison de Mittelstraße 1 avait été utilisée comme garderie. Dans le même temps, on recherchait toujours des meubles (armoires, commodes, lits...). Selon la réunion du Conseil tenue le 19/04/1917, une demoiselle Bussemeier avait alors repris la crèche, puis Madame Hold du conseil d'administration. Elles étaient soutenues par les diaconesses.  La LWG fournissait la nourriture. Le jour officiel d'ouverture fut le 1er mai 1917 (LP, 28/04/1917). En juillet 1917, la princesse Carola de Lippe accepta de parrainer la garderie. 

La garderie fut finalement fermée le 1er avril 1919. Le nombre d'enfants était tellement descendu après la fin de la guerre, que son fonctionnement n'était plus rentable. En moyenne, 25 enfants fréquentaient la garderie en 1918. À la fin, ils n'étaient plus que 13. Grâce à de généreux dons, la garderie put fermer sans laisser de dettes, malgré son activité déficitaire.

Le transport des soldats blessés de la gare de Lemgo dans l'un des deux hôpitaux était assuré par les membres de la colonne sanitaire et, apparemment, par les brancardiers auxiliaires qui étaient restés au pays. Lors de la réunion du conseil du 4 avril 1916, des bons de transport furent mis en place à cet effet pour la première fois. Les membres de la colonne devaient recevoir 1 mark par transport et par personne à l'intérieur de la ville. Pour les transports hors de la ville, les tarifs étaient calculés au cas par cas. Lors de l'assemblée générale, le 16 avril 1917, Sternheim rapporta que 206 blessés avaient été transportés au cours de l'année écoulée. L'Assemblée générale tenue après la fin de la guerre, en 1919, établit un bilan de 130 transports avec au total 488 militaires blessés et malades.

Lors de la première Assemblée générale célébrée après la fin de la guerre, le professeur président Fleege avait dressé un bilan. Le club avait 12 morts à déplorer. Dans la brochure commémorative pour le 150e anniversaire du TV Lemgo, on parle, par contre, de 18 morts. Fleege souligna les difficultés quotidiennes à maintenir l'activité de gymnastique pendant la guerre. La section féminine avec 25 gymnastes reçut une mention spéciale. La salle de gymnastique de l'école publique ne pouvait pas être réutilisée (elle avait logé des soldats de la garnison pendant la guerre), de sorte qu'il fallait rester dans la salle de gymnastique du lycée.

En 1917 (LP 20/01/1917), les trois quarts des membres avaient été « appelés sous les drapeaux », de sorte qu'il semble que la vie associative était alors pour ainsi dire inexistante. Les membres qui étaient restés dans leurs villes n'y portaient pas l'intérêt nécessaire pour «préserver les réalisations et les prestations des associations d'anciens combattants accomplies jusqu'alors, les augmenter, ou les promouvoir» ; l'argent et une participation active faisaient défaut. Il n'y eut pas d'inscription de nouveaux membres. Le nombre de membres s’élevait à 364. Trois camarades étaient tombés, 185 hommes furent appelés. Les conférences n'eurent pas l'écho attendu. Le soutien aux familles des combattants constituait un point central du travail. Plus tard, l'association des anciens combattants s'enrichit d'une bibliothèque et programma des conférences avec projection de diapositives.

Le nombre de membres de l'association au 01/02/1918 était de 341 hommes (l'année précédente : 356), deux hommes étaient tombés dans les tranchées (le lieutenant Schirneker et le « Landsturmmann » Davidsohn). Sur le terrain, il y avait 196 camarades. Aucune nouvelle incorporation n'a été enregistrée. Des événements au profit des combattants (projections de films, concerts) furent organisés et les membres furent incités à intensifier leur activité de promotion pour le projet. Entre temps, les réunions avec une participation déjà faible furent complètement suspendues. Ce n'est qu'après la guerre que le nombre de participants atteint à nouveau le nombre de 70 personnes (LP, 18/02/1919). La répartition des remerciements aux combattants était une tâche majeure de l'après-guerre, 723 demandes avaient été soumises.

La journée scolaire était marquée par la pénurie d'enseignants. Les jeunes enseignants servaient en tant que soldats, seuls restaient les plus vieux et/ou non aptes au service.

Le sacristain Knappmeier rapporte rétrospectivement dans sa chronique scolaire sa charge de travail :

"Pendant la guerre mondiale, du 1er août 1914 jusqu'au 14 janvier 1919, le premier enseignant local assumait le travail du deuxième poste d'enseignant. Il donnait 42 à 45 heures de cours par semaine, les heures de travail supplémentaires n'étaient pas rémunérées. Dieu a été d'une aide merveilleuse. Nous le remercions pour toutes ses bénédictions ! Les enfants étaient constamment nourris d'événements et d'expériences de guerre. L'enseignant appréciait beaucoup l'attention et la diligence dispensées dans des conditions difficiles - de manque de travailleurs - de besoin de lumière - de maladies (grippe) -, mais surtout l'esprit grave et pieux de ses enfants. Ces quatre années de guerre ont été et resteront des moments inoubliables. Que ces valeurs éternelles marquent le cœur et l'âme, pour former l'esprit et le caractère des élèves ! »